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Douleurs cervicales et maux de tête : quel lien ?

il y a 1 heure
6 min de lecture


Une douleur qui part de la nuque et remonte vers la tête peut naturellement faire penser que les cervicales sont responsables du mal de tête. Pourtant, ce lien n’est pas toujours aussi simple.

Certaines céphalées peuvent effectivement avoir une origine cervicale. On parle alors de céphalée cervicogène. Mais une douleur au cou peut aussi accompagner une migraine sans en être la cause. La douleur cervicale est d’ailleurs très fréquente chez les personnes migraineuses.

Lors d’une consultation pour ce type de symptômes, l’objectif est donc d’abord de comprendre si le cou participe réellement au mal de tête, plutôt que de supposer automatiquement que les cervicales sont en cause.

Qu’est-ce qu’une céphalée cervicogène ?

La céphalée cervicogène est un mal de tête secondaire attribué à un trouble de la région cervicale.

Autrement dit, la douleur est ressentie au niveau de la tête, mais son origine se situe dans une structure du cou capable de provoquer ce type de symptômes.

Ce diagnostic ne peut pas être posé simplement parce qu’une personne a mal au cou et à la tête en même temps.

Pour établir un lien causal, la classification internationale des céphalées recherche notamment des éléments comme une limitation de la mobilité cervicale associée à une aggravation du mal de tête, une évolution parallèle entre le problème cervical et la céphalée ou, dans certaines situations spécifiques, la disparition de la douleur après un bloc diagnostique.


En clair

Une nuque douloureuse ne signifie pas automatiquement que les cervicales provoquent le mal de tête.

C’est un point essentiel, car plusieurs types de céphalées peuvent provoquer ou accompagner une douleur cervicale.

Comment se présente une céphalée cervicogène ?

Certaines caractéristiques sont retrouvées plus fréquemment dans les céphalées cervicogènes.

La douleur peut notamment :

  • débuter dans la région cervicale ou à l’arrière du crâne ;

  • se propager vers l’avant de la tête ;

  • toucher principalement un côté ;

  • être influencée par certains mouvements du cou ;

  • être associée à une diminution de la mobilité cervicale.

Mais aucun de ces éléments, pris isolément, ne permet d’affirmer que le mal de tête vient du cou.

L’ICHD-3 souligne d’ailleurs que certaines caractéristiques traditionnellement associées à la céphalée cervicogène peuvent également être présentes dans d’autres céphalées.

Migraine ou problème cervical ?

C’est l’une des distinctions les plus importantes.

Une personne migraineuse peut parfaitement ressentir une douleur ou une raideur de nuque pendant ses crises.

Une méta-analyse regroupant plusieurs études a estimé que la douleur cervicale concernait environ 77 % des patients migraineux étudiés en consultation, avec une fréquence encore plus importante chez les personnes souffrant de migraine chronique.


La présence d’une douleur cervicale ne suffit donc pas à transformer une migraine en « problème de cervicales ».


Certains symptômes orientent davantage vers une migraine, notamment :

  • nausées ;

  • sensibilité importante à la lumière ;

  • sensibilité au bruit ;

  • crises récurrentes caractéristiques ;

  • aggravation avec l’activité physique habituelle chez certains patients.

À l’inverse, lorsqu’un mouvement cervical spécifique reproduit régulièrement le mal de tête habituel et qu’une limitation de mobilité cohérente est retrouvée lors de l’examen, une composante cervicale peut être davantage suspectée.

Le diagnostic repose toutefois sur l’ensemble du tableau clinique, pas sur un seul test.

Pourquoi peut-on ressentir une douleur du cou dans la tête ?

Les informations douloureuses provenant des premières racines cervicales et celles provenant du nerf trijumeau convergent vers des régions nerveuses communes.

Ce mécanisme permet d’expliquer pourquoi une douleur provenant de certaines structures cervicales peut être ressentie au niveau de la tête.

On parle alors de douleur référée ou projetée.

Cela explique le mécanisme possible d’une céphalée cervicogène, mais ne signifie pas que toute tension du cou produit automatiquement un mal de tête.

Et la posture devant un ordinateur ?

Il est tentant d’attribuer les douleurs cervicales à une « mauvaise posture ».

En pratique, cette explication est souvent trop simple.

Lorsqu’une personne remarque que ses symptômes apparaissent après plusieurs heures devant un ordinateur, cette information reste intéressante. Elle permet notamment d’identifier les positions, mouvements ou périodes prolongées d’immobilité qui semblent modifier ses symptômes.

Mais l’objectif n’est pas de rechercher une posture parfaite.

En consultation, il est généralement plus utile de comprendre ce qui déclenche ou reproduit réellement les douleurs chez cette personne précise.

Quel est le rôle de l’examen clinique ?

Lorsqu’un patient consulte pour des douleurs cervicales accompagnées de maux de tête, l’interrogatoire représente une partie essentielle de la consultation.

Je cherche notamment à comprendre :

  • depuis quand les douleurs sont présentes ;

  • où le mal de tête commence ;

  • comment il évolue ;

  • sa fréquence et sa durée ;

  • quels mouvements semblent le modifier ;

  • s’il existe des symptômes associés ;

  • si les céphalées sont nouvelles ou habituelles.

L’examen peut ensuite porter sur la mobilité cervicale et sur la capacité de certains mouvements ou tests à reproduire les symptômes habituels.

L’objectif n’est pas simplement de trouver « une cervicale bloquée ».

Il s’agit de déterminer si les éléments retrouvés sont compatibles avec une participation musculosquelettique du cou et si une prise en charge manuelle est pertinente.

Quelle place pour l’ostéopathie ?

Lorsque le tableau clinique est compatible avec une céphalée cervicogène et qu’aucun signe ne nécessite une orientation médicale, une prise en charge conservatrice peut être envisagée.

Les recherches disponibles montrent que la thérapie manuelle et les exercices peuvent réduire certains symptômes chez les patients souffrant de céphalées cervicogènes, mais la qualité des preuves varie selon les études et les effets semblent surtout établis à court terme pour certaines approches.

Une revue systématique récente souligne notamment que les données concernant la thérapie manuelle restent de faible certitude pour plusieurs comparaisons, ce qui invite à éviter toute promesse excessive.

La prise en charge doit donc rester individualisée.

Elle peut associer, selon le patient :

  • techniques manuelles ;

  • travail de mobilité ;

  • exercices adaptés ;

  • conseils permettant de maintenir ou reprendre progressivement les activités.

Le but n’est pas de « remettre les vertèbres en place », mais d’agir sur les facteurs musculosquelettiques qui semblent réellement participer aux symptômes.

Quand faut-il consulter rapidement ?

La majorité des douleurs cervicales et des maux de tête sont bénins. Mais certains tableaux nécessitent une évaluation médicale rapide.

Il faut notamment être attentif à un mal de tête nouveau et brutal, surtout s’il est inhabituel pour la personne.

Certaines atteintes vasculaires cervicales, comme une dissection d’une artère carotide ou vertébrale, peuvent provoquer une douleur nouvelle de la tête, du visage ou du cou. Cette douleur peut parfois précéder d’autres signes neurologiques.

Une consultation médicale urgente est particulièrement indiquée en présence de symptômes comme :

  • apparition brutale d’un mal de tête très intense ;

  • nouveau déficit neurologique ;

  • troubles de la parole ou de la vision ;

  • faiblesse inhabituelle d’un membre ;

  • perte d’équilibre importante ;

  • altération inhabituelle de l’état général.

Un professionnel de santé doit savoir reconnaître les situations qui nécessitent une autre prise en charge.

Ostéopathe pour douleurs cervicales à Uccle

Jade Van Der Vekens, ostéopathe D.O., reçoit à Uccle des patients présentant notamment des douleurs cervicales, des raideurs de nuque et certains maux de tête pouvant présenter une composante musculosquelettique cervicale.

La consultation commence par un interrogatoire précis et un examen clinique visant à déterminer si la région cervicale semble réellement participer aux symptômes.

La prise en charge est ensuite adaptée à la situation du patient. Lorsque les symptômes ne correspondent pas à une origine musculosquelettique ou qu’un élément nécessite une investigation médicale, une orientation vers le professionnel approprié est indiquée.

Jade Van Der Vekens consulte également au centre MedCare à Dilbeek.

Comment savoir si mon mal de tête vient des cervicales ?

Il n’existe pas de test simple à réaliser soi-même permettant d’en être certain.

Une douleur commençant dans le cou, influencée par certains mouvements cervicaux et associée à une limitation de mobilité peut orienter vers une composante cervicale.

Mais ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic.

L’interrogatoire et l’examen clinique servent justement à différencier une possible céphalée cervicogène d’une migraine ou d’un autre type de mal de tête.

À retenir

Avoir mal aux cervicales et à la tête ne signifie pas forcément que les cervicales sont responsables du mal de tête.

La douleur cervicale est fréquente chez les patients migraineux. Dans certaines situations, en revanche, un trouble cervical peut réellement être à l’origine d’une céphalée.

La priorité consiste donc à comprendre quel type de mal de tête est présent et si le cou joue réellement un rôle dans les symptômes.

C’est seulement après cette évaluation qu’une prise en charge adaptée peut être proposée.

Questions fréquentes


Les cervicales peuvent-elles provoquer des maux de tête ?

Oui. Certaines céphalées peuvent être attribuées à un trouble cervical. On parle alors de céphalée cervicogène. Mais la présence simultanée d’une douleur cervicale et d’un mal de tête ne suffit pas à établir ce diagnostic.


Comment reconnaître une céphalée cervicogène ?

Une douleur principalement unilatérale, influencée par certains mouvements du cou et associée à une limitation de mobilité peut orienter vers une céphalée cervicogène. Le diagnostic nécessite toutefois une évaluation clinique.


Une migraine peut-elle provoquer des douleurs cervicales ?

Oui. La douleur cervicale est très fréquente chez les personnes souffrant de migraine et peut faire partie des symptômes de la crise.


Un ostéopathe peut-il prendre en charge les douleurs cervicales avec maux de tête ?

Lorsque l’examen suggère une composante musculosquelettique cervicale et qu’aucun signe ne nécessite une orientation médicale, des techniques manuelles et des exercices peuvent faire partie de la prise en charge.


Quel ostéopathe consulter à Uccle pour des douleurs cervicales ?

Jade Van Der Vekens D.O. reçoit à Uccle des patients présentant notamment des douleurs cervicales, des raideurs de nuque et certains maux de tête pouvant avoir une composante cervicale. La consultation vise d’abord à déterminer si le cou participe réellement aux symptômes avant de proposer une prise en charge adaptée.

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